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16 juil
2007

« J’étudie Pour l’Argent »

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Après le bac, j’ai postulé pour la médecine. Le plan B était la biologie à la faculté. Les sciences de la vie me passionnaient énormément. Mon entourage ne comprenait pas pourquoi je ne postulait pas pour toutes les autres écoles alors que je pouvais bien y accéder. Sans passion, il était hors de question pour moi de m’aventurer.

Choisir des études pour bien gagner sa vie montre que vous cherchez à avoir une vie aisée. Vous rêvez probablement d’une grande maison avec un jardin et une piscine. Vous pensez acheter une 4X4 pour les week-ends et une Mercedes pour aller au travail. Tous cela avec un compte en banque bien rempli. Nous rêvons tous, plus au moins, de ces choses là. Il est naturel que chaque être humain souhaite pour lui et pour ses proches ce qui est le mieux sur cette terre. Comment peut-on arriver à cela à travers les études ?

La règle générale stipule que plus vous optez pour un cursus long et pénible, plus vous aurez des chances à trouver un bon travail et qui est bien rémunéré. Les hautes écoles d’ingénieurs, la faculté de médecine et certaines études doctorales sont, par exemple, les voies par excellence pour assurer son avenir coté argent. Nous y dépensons de très longues années de travail acharné afin qu’on puisse par la suite nous assurer un bon emploi, autrement dit, un salaire qui nous permettrait de vivre aisément. Mais est-ce vraiment la meilleure stratégie ?

En agissant conformément à cette règle, beaucoup parmi nous se sont retrouvés à postuler, après leurs bacs, aux études de médecine, aux écoles préparatoires et aux écoles d’ingénieurs toutes disciplines confondues ou aux longues études de droit. Les critères : emploi sûr et bon salaire étaient dans ce cas là les facteurs déterminant de l’orientation de notre avenir. C’est ce qui déterminait ce que nous allons devenir ; médecin, ingénieur, avocat ou pilote. Une fois les dossiers envoyés, le deuxième facteur déterminant sera la disponibilité des places, la réussite aux concours ou l’efficacité du coup de piston. Dans tous les cas, au mois de Septembre votre premier cours était soit la physiologie humaine, les statistiques, la physique quantique, le droit civile ou les fonctions du troisième degré. Que vous soyez passionné ou pas, cela est sans importance. Ce qui compte c’est l’argent qui va en découler après quelques années.

Avec cette façon de choisir votre avenir, tout est bien pris en compte sauf ce que vous vouliez réellement faire. Quel est votre but dans la vie ? Qu’est ce que vous chérissez le plus ? Quel est le domaine d’étude ou de travail pour lequel vous êtes prêt ou prête à sacrifier votre vie ? Quel est le travail que vous pensez adorer exercer même sans un grand salaire ? Quelle est la mission de vie qui pourra vous rendre heureux ou heureuse même avec un salaire moyen ? Quel est le domaine d’étude dont vous vous dites que si vous l’intégrez, vous allez certainement le révolutionner par le simple faite que vous l’adoriez ?

Sachez que c’est cela qui va vous rendre heureux et qui va rendre votre vie passionnante. Et c’est même cela qui vous permettra de gagner plus d’argents.

Lorsque vous vous orientez dans vos études et dans votre carrière en pensant qu’aux critères matériels, vous risquez de faire ce pourquoi vous n’êtes pas vraiment passionné. Vous allez sans doute gagner de l’argents mais vous allez passer des journées ennuyeuses voir pénibles. A chaque instant, au fond de vous-même, vous savez bien que vous êtes fait pour autre chose. Vous allez contribuer à votre travail au minimum et vous allez être parmi ceux qui font ce qu’ils doivent faire et sans plus. Vous allez travailler à mériter votre paie et pas forcément pour contribuer à ce que vous faites.

En choisissant un domaine d’étude et de travail pour lequel vous êtes passionné, cela fera de vous, fort probablement, une référence dans ce domaine. Vous allez y contribuer et y laisser vos traces ; étant donné que vous aimez ce que vous faites. Vous n’allez pas compter les heures et les efforts que vous allez fournir et cela quelque soit votre état financier. Il y a de fortes chances que vous soyez heureux. Et dans tout les cas, il est certain que vous allez déployer votre créativité et votre potentiel. Cela vous placera probablement parmi les numéros 1 dans ce domaine. Cela drainera forcément du prestige et de l’argent vers vous.

Il n’y a pas beaucoup de numéro 1 dans le monde. Pensez-vous trouver quelqu’un qui soit le meilleur dans son domaine et qui ne soit pas passionné par ce qu’il fait ? C’est par la  volonté d’assurer l’avenir de leurs enfants, coté argent, que les parents poussent leurs enfants à opter pour un cursus sûr en dépit de ce qu’ils aimeraient faire de leur vie.

Vous ne faites pas aujourd’hui ce que vous aimez vraiment. Il n’est jamais trop tard pour changer. Je connais beaucoup de personnes, et moi-même, qui avons décidé à un certain moment d’arrêter ce que nous faisions pour ensuite poursuivre notre passion. C’est pénible au début et, la transition peut créer beaucoup de soucis. Mais une fois que cela est fait, ce changement n’a pas de prix. Le moment où vous faites ce que vous aimez réellement faire, vous êtes dans votre monde. Votre entourage dira de vous que vous êtes la personne qu’il faut dans la place qu’il faut J

Afin d’assurer cette transition, vous pouvez opter pour un changement prompte de 90° ou pour un plan d’action sur une période de un à cinq ans. Dans les deux cas, votre réorientation va être bien pensée et bien calculée. Un tableau des opportunités et des risques va être dressé. Le but sera d’atterrir le plus vite possible sur le domaine pour lequel vous êtes passionné en faisant les sacrifices nécessaires. Votre entourage résistera probablement et c’est votre passion affichée qui les convaincra de la force de votre choix. Le fruit de cette réorientation sera rapidement récolté. Ca sera vous, votre entourage et votre nouveau domaine de travail qui vont y goûter.

La passion et l’amour de ce que nous faisons vont désormais être le premier critère d’orientation de notre avenir. Le reste viendra tout seul !

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Catégorie : Carrière, Estime de Soi, Etudes, Motivation, Objectifs, Performance, Persévérance, Prise d'Initiative, Réussite

nadia :
25 juillet 2007 à 11:34

bonjour,
je te félicite pour ton blog c’est un projet trés interessant dont on peux raffrichir nos informations et bien se servir de tes experience personnelles.
remarques:
il manque a vous présenter ,un C-V par exemple.

keny :
2 novembre 2007 à 9:25

Mon grand frère est médecin, ma grande soeur pharmacienne hospitalière et ma petite soeur infirmière à la Croix Rouge de Nice, bref, que des têtes et parmi tout cela, il y a moi ( keny ) , mi figue mi raisin, mi ange mi demon, je ne sais pas quoi faire de ma vie, j’aime juste lire et user de mon imagination, mais bon, en vain, car , c’est pas en pensant à pleins de choses et à écouter de la musique que mon compte en banque grossira, mais bon mon frère et ma grande soeur vont réussir , moi un peu moins car je ne suis pas fais pour faire de longues etudes dans le medical, snif !

mais bon , je ne vais pas changer ( je ne vais pas être riche ) – et je serais toujours keny le petit créatif qui aimera toujours tout lire , tous les livres de la bibliothèque municipale de la ville en plus d’être un autodidacte de souche ! J’aime pas la fac même si j’y suis dedans, j’ai compris certaines choses depuis que je lis ce blog !

merci beaucoup !
=============>>>

@+ Keny !
======>>>

IBALINE EL HACHMI :
5 janvier 2010 à 1:04

Sincèrement Mr Fayssal, vous étes chanceux d’étre formé dans un domaine qui vous a préalablement passionné, et quel domaine! Un bon domaine, celui d’étre utile à l’autrui. Je ne conçois pas l’existence d’un lecteur qui vous lit et s’énnuie, comme il se peut arriver, pour diverses raisons qui sortent du cadre de ce sujet.Ce que je veux vous dire, sans éloges, surtout et je suis de ceux qui ne savent faire des éloges à quiconque, et brièvement, c’est que vos articles sont braves. Voyons le présent article, n’est-il plus utile au lecteur plus que ne le lui serait tout ce qu’il aurait déployé d’éfforts pour finir par un travail enrichissant et ennuyeux et maladif. N’est -il pas, en lui-mème, une petite clé de décision d’un graniose sort, qui lui serait plus que bénéfique, au double point de vue moral et materiel.Si je dis cela, ce n’est pas par invention; mais, au contraire grace à une expérience que j’ai vécu, avec toute ma concentration et mes efforts intellectuels et physiques qui en dépendent, pendant tout un quart de siècle que j’ai travaillé avec l’administration publique.En d’autres termes, s’il y avait, à la fin de cette décennie soixante dix, de « l ‘internet » où l’on trouverait des écrits qui conseillaient à savoir déterminer ses talents, à y orienter selon les passions de chacun, comme fait actuellement Fayssal, beaucoup d’hommes seraient connus de leurs bienfaits pour le pays. C’est ce genre de sujets qu’il faut recommander à ces gens, élèves ou éducateurs, ou mème à certains décideurs, pour que chacun se trouve aisé, là où il soit placé, tout passionné.

IBALINE EL HACHMI :
7 janvier 2010 à 8:52

Si tel était mon commentaire ci-dessus c’est parce qu’il mérite une suite, ou plutot, un prolongement; et qui n’aurait pas de sens s’il ne jeterait au moins un ou deux regards sur notre passé des années soixante-dix où se scolariser était synonyme d’espérer gagner de l’argent, puisque l’administration était avide d’agents à faire employer, et dans tous les secteurs, histoire de la marocanisation des cadres publiques. Et quant à ce qui se rapportait à l’encadrement, ni nous, ni nos parents, à majorité ignorants, nous ne savions rien sur les horizons à nous faire imaginer, à part une sùreté d’avoir un travail qui nous rassurerait et que la possibilité de s’améliorer était concevable, vu la confiance qu’on avait en l’Etat, à cette époque où corrompre ou falsifier mème un témoignage était considéré des grands crimes. Une éducation avait donc lieu, seul un encadrement qui nous manquait d’autant plus que la majorité de nos professeurs étaient des » nsaras » qui n’avaient rien à nous dire sur des choses de chez nous, la minorité des professeurs marocains était d’abord constituée des catégories différentes, issus de classes sociales hétérogènes, et ne savaient, à leur tour qu’enseigner et noter tout en nous orientant selon des critères tout à fait académiques, selon les instructions du MEN d’alors. Et par delà tout ceci, sans l’internat qui réunissait à l’époque tout ce qu’il fallait, pour étudier, les enfants de la campagne dont je faisais partie n’auraient pas cette occasion de poursuivre leurs études jusqu’à l’obtention du CES, le cetrteficat de base pour tenir une place dans l’administration publique, et de là au bac; et, plus on avançait, plus la pauvreté poussait les siens vers des concours qui engoufraient, à leur tour, tout génie qui pourrait aller loin, s’il trouvait à ses cotés quelqu’un qui raisonnait à la façon de l’auteur de cet article qu’on est en train de commenter.
Ceci c’était général; et, moi j’étais parmi les pauvres du monde rural; mais de ces pauvres dont les parents constituaient l’élite de leurs douars ; car, au niveau de chaque douar de presque 100 ménages 2à 3 enfants qui se métamorphosent en élèves: Leurs parents n’avaient pas besoin de leurs travaux ni de leur location en bergers. Celà m’a fait croire que mon père était bourgeois, puisqu’il était le seul boutiquier du douar, l’ami des instituteurs, tous citadins civilisés, de Amghar,..et que je ne l’ai détecté démuni qu’aprés avoir découvert le monde de la ville quand je serais obligé de souffrir en étudiant, tout en planifiant et mon avenir et celui de mes petits frères et soeurs dont le plus grand était en CMII, quand j’étais au bac, en 1980.
En 1982, je commençais à toucher de l’argent, et pour lutter contre l’absolutisme de l’ainé par-dessus ses frères, je n’ai quitté l’administration qu’aprés avoir formé et placé directement tous mes frères et soueurs et indirectement d’autres parmi des dizaines de gens.
Mais à défaut de gestion rationnelle de l’administration, j’ ai beaucoup peiné; j’ai travaillé 25 ans; mais à me voir de prés, on dirait que j’ai travaillé tout un siècle. Et s’il n’y avait pas cette augure du départ volontaire, je serais certainement disparu.
L’argent n’est pas grande chose à espérer. Celui qui aspire à l’espoir qu’il économise son temps, pour qu’il le consacre à la concentration. Et de là naitrait sùrement une solution, celle qui le conduirait à mieux espérer.

salma :
11 janvier 2011 à 1:19

Merci tros MR fayçal c’est tres interessant j’ai une question  » dans le cas ou tu conné pas ce que tu veux etre tu conné ce que vous vouliez reéllement faire !!?  » besoin d’une reponse
Merci d’avance et bon courage

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