Que font les gens lorsque leur pays vient de sortir d’une guerre ? Ils cherchent à manger, ils essayent de reconstruire leur maison ou d’assurer leur avenir. Un homme, quant à lui, son souci était de bâtir une multinationale. Cet homme est Akio Morita que je vais présenter aujourd’hui dans le cadre de la série « Les Incroyables Réalisations des Rêveurs de l’Histoire«
Akio Morita, le co-fondateur de Sony a bâtit son entreprise en plein milieu des ruines de la deuxième guerre mondiale. Au moment où tout le monde voyait l’avenir en noir, lui, il était préoccupé à trouver des produits fars qui feraient de son entreprise la première au monde dans le domaine de l’électronique.
Morita est né en 1921 à Nagoya dans une famille qui détient une entreprise qui produit un jus à base de riz depuis plusieurs générations.
Durant l’enfance de Morita, l’entreprise familiale traversait une crise. Le papa, Kyuzaemon, faisait tout pour préparer son fils à prendre la direction de l’entreprise. A 8 ans déjà, Morita assistait à des réunions avec son père qui lui donnait aussi des conseils sur la gestion du personnel et en Management en général.
Mais d’un autre coté, Morita, était réputé pour sa passion pour l’électronique. Le premier instrument pour lequel il a développé sa curiosité était le phonographe. Ancien instrument pour écouter de la musique mais qui n’était pas très performant.
A l’école, il avait de très bonnes notes en maths et en physique mais pas dans les autres matières. Ce qui a influencé son résultat général qui n’était pas très brillant.
Après le lycée, il a intégré le département de la physique à l’Université de Tokyo. Une grande déception pour son père qui attendait à ce que son fils intègre une école de commerce pour diriger plus tard l’entreprise familiale. Nous sommes en 1940 et Morita a 19 ans.
En 1944, la guerre a éclaté et le laboratoire de physique où travaillait Morita a orienté ses recherches pour aider l’armé Japonaise. Et là, Morita rencontre Masaru Ibuka qui été très brillant dans le domaine de l’électronique. Malgré leur différence d’âge, qui est de13 ans, ils deviennent des amis très proches.
Juste après la guerre, ils décident ensemble de créer une société d’électronique spécialisée dans les télécommunications, Tokyo Tsushin Kogyo Kabushiki Kaisha. En très peu de temps, ils ont recruté 20 employés. Morita a pu convaincre sa famille pour investir dans son entreprise. Son partenaire s’occupait de la conception technique des produits alors que Morita a pris en charge la Finance, les Ressources Humaines, le Marketing et surtout la création de nouveaux produits. Nous sommes en 1946, Ibuka a 38 ans et Morita a 25 ans.
Ils ont trouvé un ancien atelier entouré des ruines de la guerre. L’endroit était très sale et le toit de l’atelier risquait de s’effondre. Le seul souci de Morita était de pouvoir trouver un produit qui va rendre son entreprise leader dans son domaine.
Le premier contrat qu’il a pu décrocher était avec l’armé Américaine installée dans les environs. L’armé voulait un matériel de télécommunication spécialement conçu pour elle. Lorsque le Général de l’armé a visité leur usine, il a eu du mal à envisager que des personnes qui travaillaient dans un tel environnement pouvait produire quelque chose de qualité.
Morita a pu tout de même avoir le contrat, tenir les délais et livrer un produit de qualité. En allant déposer le matériel dans le camp des Américains, il a découvert un instrument étrange qui enregistrait le son. Il a tout fait pour convaincre les Américains de le lui prêter.
Une fois à l’usine, toute l’équipe a décidé de se mobiliser pour fabriquer un instrument d’enregistrement de son. Ils étaient persuadés que les gens voudront l’acheter.
L’équipe a réussi mais les ventes étaient un total échec. En effet, les Japonais ne pouvaient pas encore s’offrir un tel instrument. Le pays venait de sortir d’une guerre et les familles venaient à peine à subvenir à leurs besoins. Une dure leçon pour Morita. Il ne suffit pas d’avoir un produit extraordinaire pour pouvoir le vendre. Il faut aussi un marché et des personnes prêtes à l’acheter. Nous sommes en 1950 et Morita a 29 ans.
L’entreprise de Morita demeure toujours une petite PME dont l’avenir reste encore incertain. Mais quant à Morita, il continue sans cesse à guetter les opportunités et de nouveaux produits à créer et à vendre.
Un jour, il lit un article annonçant qu’aux Etats Unis, on vient d’inventer le Transistor. Il prend un avion et va voir le laboratoire Bell qui l’a inventé. Ce dernier, lui a vendu le brevet pour pas cher étant donné qu’il ne savait pas ce qu’il pouvait faire avec ce Transistor. Mais Morita quant à lui, il savait que ce Transistor va révolutionner le monde.
Avec cette nouvelle invention en main, Morita sait qu’il a trouvé ce qu’il a toujours cherché. En effet, avec Ibuka, ils vont utiliser le Transistor pour inventer le petit radio portable qui va remplacer les grands radios de l’époque qui pesaient lourd et qu’on ne pouvait pas déplacer.
En 1957, Morita surprend la planète avec cette petite radio que tout le monde peut désormais acheter à un prix bas et écouter la radio partout. L’année suivante, Morita se prépare à l’international. Il décide de changer le nom, trop long, de son entreprise. Il fallait trouver un nom petit et facile à prononcer. En cherchant dans le dictionnaire, il tombe sur le mot Sonus qui veut dire « son » en latin. Il s’est ensuite rappelé que les soldats Américains surnommaient les jeunes Japonais intelligents “Sonny Boys”. Il a donc décidé de nommer son entreprise “SONY”. Le mot SONY ne veut rien dire !
Trois ans plus tard, SONY lance le premier téléviseur de petite taille en utilisant le Transistor. Les Américains ont eu du mal à reposter étant donné que c’est Morita qui a le brevet de leur invention, le Transistor.
C’est aussi l’année où Morita décide de faire la conquête du marché Américain. Il met en place une entité indépendante aux Etats Unis nommée SONY Corporation of America. En 1961, cette entreprise s’introduit en bourse de New York en tant que première entreprise Japonaise qui puisse intégrer le marché des actions Américain.
Depuis, SONY a élargit la gamme de ses produits ainsi que ses activités. Morita a inventé le Walkman dont il a eu l’idée en observant sa fille s’enfermer constamment dans sa chambre pour écouter de la musique. Il s’est dit pourquoi ne pas inventer un instrument portable avec lequel elle pourra écouter de la musique tout en étant là où elle veut et sans déranger les autres. Le Walkman a été développé en Discman avec des CD. Nous sommes en 1984 et Morita a 63 ans.
A l’âge de 43 ans, Morita avait rédigé un livre intitulé “ Ne Faites pas attention au cursus scolaire” où il soutient l’idée que l’école ne rend pas forcément les gens compétents ou les businessmans intelligents. Et en 1991, il a été le co-auteur du livre “ Le Japon qui peut dire non” avec le politicien Shintaro Ishihara. Dans ce livre, les deux auteurs encouragent le Japon à être de plus en plus indépendant dans ses pratiques Managériales et dans le business en général sans avoir à suivre le modèle occidental.
SONY en 1988 et 1989 a acheté CBS et Colombia Pictures faisant d’elle un empire puissant. Morita disait que sa philosophie pour développer ses produits était d’observer les gens pour comprendre leurs problèmes et leur fournir des solutions. Les produits de SONY pour lui constituent des solutions pour les autres.
En Novembre1994, Morita démissionne de SONY pour des raisons de santé. En effet, il a eu une crise suite à un match de Tennis. Ainsi, il a décidé de suivre l’activité de son entreprise de loin. Morita est mort en 1999 à l’âge de 78.
Les principes de base pour concrétiser un rêve que nous a appris Morita :
- Il faut suivre sa passion quoi qu’il arrive si on veut réussir et innover dans notre vie professionnelle
- La famille, si elle a de l’argent, peut être une bonne source de financement pour le démarrage de votre projet.
- Même si le pays n’est pas encore puissant économiquement, il est toujours possible d’y construire une entreprise qui peut devenir une multinationale.
- Les opportunités pour développer les produits résident dans les problèmes que vivent les gens au quotidien.
- Il ne suffit pas d’avoir un bon produit pour le vendre, il faut aussi s’assurer que les gens veulent ce produit et qu’ils sont prêts à l’acheter.
- La vision d’un grand projet international doit naître en nous, ceci même si notre projet est encore très petit.
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C’est dingue que les américains aient vendu le brevet du transistor aux japonais! Ca explique pas mal de choses.
Merci Faysal
Superbe parcours plein de conseils.
Les correcteurs orthographiques c’est pas fait pour les chiens !
@Proust : le bouton « supprimer » du gestionnaire de commentaires non plus!
Fais toi plaisir, mais corriges tes fautes d’orthographe et de syntaxe dans ton article d’abord.
C’est vraiment dommage de gâcher un sujet aussi intéressant avec des fautes…
@Proust :
Premièrement, si tu avais bien suivi la conversation, qui est je crois la moindre des politesses, tu apprendrais que je ne suis pas l’auteur de cet article, mais j’interviens car je pense qu’il a autre chose à faire qu’à répondre à ce genre de critique (d’ailleurs moi aussi mais je me sens inspiré ce soir)
Deuxièmement, je crois que tu fais partie de cette vieille France conservatrice qui érige l’orthographe du français comme un culte. Tu as une vue superficielle, n’oublie pas que ce qui est important n’est pas le contenant mais le contenu.
Il faut savoir que certaines personnes ne parlent pas le français comme langue maternelle et pourtant font un travail considérable pour nous fournir à nous autres francophones le fruit de leurs recherches.
Imagine que ce blog soit en arabe(qui est le language du livre qui a servi de source première à cet article), eh bien tu n’aurais tout simplement pas accès à toute cette connaissance.
Donc un peu de tolérance s’il te plait.
Salut Proust,
C’est vrai que je fais preuve de beaucoup de créativité dans mon orthographe. Je me dis pourquoi doit-on écrire toujours les mots de la même façon et pourquoi écrire des lettres qui ne se prononcent pas.
Plus sérieusement, je m’attendais à cette remarque étant donné que je me suis lancé dans un rythme accéléré pour assurer un article par jour et que je n’ai pas de personnes pour me corriger. Aussi, je suis trop focalisé sur le message. Et enfin, le français n’est pas ma langue natale. Mais j’avoue que j’ai dû en faire trop.
Normalement, les lecteurs me signalent des erreurs et je les corrige. Si tu peux faire la même chose, tu auras participé au perfectionnement de ce blog qui nous appartient à tous. C’est plus utile d’agir ainsi, non !
Salut Argancel,
Je te remercie
Je vais relire l’article à tête reposée.
WA A3RID 3NI LJAHILINE
Je pense que ce genre de personnes ne cherche pas le perfectionnement.Alors vaut mieux le négliger
Merci faysal pour vos efforts, continuez
Tous nos encouragements
Participez à la discussion !