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12 nov
2011

A la recherche du temps perdu…

31

Article rédigé par Zineb El Mandoubi

- Mais pourquoi as-tu quitté ton travail ?

- Tu ne sais pas ce que tu rates, un bon salaire, des heures de travail à temps partiel, des vacances à longueur d’année, une assurance-maladie, une bonne retraite…C’est la fonction publique à benti, wa réveille-toi ! Tu vas le regretter…

- T’es sûre que t’es dans tous tes états mentaux ? Tes formations en PNL t’ont fait perdre la tête, il ne faut pas trop y croire…

- On est en pleine crise de travail et voilà que la demoiselle décide de démissionner par un coup de tête. Mais elle se prend pour qui celle-là ? On est au Maroc, pas aux USA !

-  Laissez-la rêver. Elle ne sait pas ce qui l’attend. Le chômage avec un grand « C ». Elle a envie de se faire humilier dans des sociétés privées et se faire tabasser devant le Parlement peut-être !

Paroles paroles et paroles… Toujours presque les mêmes commentaires que, depuis pas mal de temps, presque tout le monde se fait un malin plaisir de m’en gratifier en guise de « bonjour » ou de « bonsoir »,parfois gentiment, parfois par pitié et des fois sèchement et sans aucune discrétion. C’est de Moi qu’il s’agit, de Ma vie, de Mes choix personnels. Mais de quoi je me mêle !

Demandez-moi plutôt pourquoi je suis restée coincée dans le même cocon pendant sept années consécutives sans jamais avoir eu assez de courage pour quitter, quand il n’y avait aucune raison pour me retenir à part un salaire « minable ». Voilà la question intelligente à laquelle je m’attendais !

Je ne vais pas vous raconter l’histoire de ma vie à vous endormir debout. Je vais partager avec vous juste ce que je considère comme essentiel pour que vous aussi, si vous vous y identifiez, vous puissiez sauver ce qui peut l’être de votre vie.

Par où commencer ?

Le lycée :

La grande Bêtise de ma vie était d’avoir choisi un parcours pour lequel je n’étais pas faite dès le départ. A la dernière année du collège, j’étais aussi excellente aux matières scientifiques qu’à celles littéraires. Quand j’ai demandé au responsable d’orientation son avis, il m’a dit tout simplement : « Sciences mathématiques ! ». A l’entendre, on croirait qu’il m’avait fait subir toutes sortes de tests  psychotechniques et d’aptitudes requises. J’avais un souhait vague mais pas bien réfléchi de faire médecine pour me spécialiser en pédiatrie ou en psychiatrie. J’ai suivi son conseil, étant moi-même un peu perplexe de cette façon automatique de nous cataloguer : les Sciences Maths pour les excellents, les Sciences Expérimentales pour les élèves moyens et les lettres Modernes pour les nuls… ?! Sur cette base, nos profs compétents en Arabe, Philosophie et autres disciplines seraient-ils des nuls pour autant ?

Après des études bien entamées en Sciences Mathématiques au lycée lors des deux premières années, me voilà en chute libre précisément à l’année décisive du bac. Ce n’était pas dû à la difficulté de cette spécialité comme peut penser la plupart de vous. C’était dû à une volonté inconsciente de m’échapper de la rigidité du programme et de la routine accablante que je vivais quotidiennement entre le trio (lycée bus maison). Ma classe était pour la majorité représentée par des fils et des filles de la haute société, qui n’avaient pas les mêmes soucis que moi ni le même mode de penser. Ils étaient trop privilégiés, avaient tout pour étudier, ils ne cessaient de s’engager dans des heures particulières mais leur niveau scolaire laissait à désirer.

Pour la première fois depuis bien longtemps, je me suis permise d’aller contre-courant et d’oser contrecarrer toute cette pression. J’ai commencé à sécher les cours que je ne trouvais plus à mon goût (trop de théories, d’abstractions), je me suis lancée par hasard dans des sorties entre filles histoire de décompresser et je prenais soin de mon physique (pas évident pour quelqu’un de scientifique en ce temps-là). C’était en vue d’apaiser la tension de la non-homogénéité avec mes collègues, pour marquer mon opposition aux principes de certains professeurs généreux envers ceux qui faisaient des heurs sup chez eux, pour renier un système éducatif académique obsolète dont je ne voulais pas être victime. J’étais devenue une varie rebelle et me suis laissée aller croyant que je pouvais me ressaisir à tout moment étant confiante de mes capacités comme débrouillarde en dernière minute. Je n’avais pas vu venir le pire surtout avec l’accumulation des cours et les notes médiocres dont je faisais la collection. Cela n’a pas manqué d’arriver : une moyenne au-dessous de mes attentes,  qui m’a laissée ébahie. La suite était plus lamentable ; par trop de déception j’ai laissé tomber mon rêve de décrocher une bonne mention en bac en le troquant au mirage de redoubler l’année pour dénicher de bonnes notes. L’année d’avant aussi a tourné au vinaigre : je n’avais pas encore accepté mon premier échec et  ne me suis pas adaptée aux nouvelles données (de nouveaux collègues et les mêmes profs qui me persécutaient me prenant pour une « looser »…)

Après le bac :

J’ai encaissé tant bien que mal ce deuxième coup, cependant j’ai perdu définitivement mon goût pour les sciences, surtout les Maths et la Physique. Je n’avais aucune idée sur ce que je voulais faire. Je voulais juste « me reposer et  ne rien faire ». Personne ne m’en a donné le droit. J’ai pris mon mal en patience comme une proie ciblée et me suis inscrite à la faculté d’économie pour ne plus jamais entendre parler des sciences !

Au bout de quelques mois passés en  faculté, je n’avais guère apprécié le système « laisser-aller » d’enseignement universitaire. J’ai fait un bac libre en parallèle et j’ai intégré un institut de technologie pour me spécialiser dans les systèmes d’information. Là aussi ce n’était pas fameux. On nous laissait à notre libre sort devant les PC. C’est là que le sort a voulu que mon frère m’appela pour m’informer qu’il y’ avait ce concours d’accès aux centres de formation de professeurs.

Le CFP :

J’y ai postulé sans aucune motivation. On ne cessait de m’y convaincre se référant à la garantie de la fonction publique et au chômage qui guettait les nouveaux diplômés comme la peste. J’avais une toute autre raison. C’était en quelque sorte ma façon de me racheter envers mes parents que j’ai déçus. Et c’était fait. Durant les deux années de formation, je ne faisais pas trop attention aux cours et je réussissais brillamment quand même. Je me suis dite : « voilà, avec un bon classement, j’aurais une bonne affectation, en ville probablement, ce qui me permettrait de continuer mes études universitaires tout en étant indépendante financièrement. Je n’avais pas idée que le système était loin d’être transparent. Même en étant la première de ma promotion, j’étais devancée par vingt -et-une femme mariée, juste parce que j’étais célibataire. Je ne savais pas qu’en plus de préparer ses cours, il fallait aussi préparer un plan pour dénicher un mari avant les affectationsJ. Drôles de critères d’affectation ! Et par-dessus le toit, au milieu de ces mauvaises conjonctures, j’en ai rajoutée pour ma part en choisissant l’option de l’affectation commune avec une amie à moi pour m’éviter d’être affectée seule. Le malheur était que le classement de cette amie était loin du mien (je la devançais de trente postes). La règle fût de suivre le classement le plus bas. Et du premier rang, passé par le 22ème, me voilà en 52ème classement. J’étais grillée quoi !

L’affectation et la descente aux Enfers :

C’était le fiasco ! Un patelin dans les labyrinthes d’un grand rural. Il fallait un pick-up rigoureux pour pouvoir y accéder. D’habitude les gens là-bas ne lui font appel que dans deux cas extrêmes : soit la mort de quelqu’un, soit l’urgence d’une femme dont la naissance du nouveau-né se fait compliqué. Ni eau de robinet, ni électricité, ni réseau stable, ni route goudronnée…….la liste est vraiment longue ! Il fallait tout oublier de la civilisation avant d’y aller, effacer tout le disque dur qu’on a sur nos écoles primaires où on a étudié. Là-bas c’était un nouveau monde, plutôt archaïque. Même Tom Hanks dans son film « Seul au monde » en plein exil dans l’île où son avion a rechuté, était plus chanceux que moi, au moins là bas c’était une île exotique. Il n’avait pas le choix, mais moi oui ; tout plaquer et revenir ne m’aurait pas coûté ma vie.

La première fois que j’y ai mis les pieds, je me suis arrêtée essoufflée et toute en sueur en milieu du chemin, maudissant le jour où j’ai reçu cet appel de mon frère. J’ai dit à ceux qui m’ont accompagné : Autant revenir chez moi et ouvrir une simple crèche ! Ils ont ri croyant que je leur faisais part d’une blague comme j’avais l’habitude de faire.

Maintenant que j’écris ces quelques lignes, j’en ri mais j’ai un peu de remords de n’avoir pas exécuté ce que j’avais dit. Si seulement j’avais fait un demi-tour et retournée de là où je suis venue pour commencer une autre vie, de nouvelles études et de nouvelles perspectives. Mais ironie du sort, fatalité ou résignation ? Je ne sais quoi… Prenez-le comme bon vous semble, tout ce que je sais maintenant c’est qu’en ce temps-là, je n’étais pas encore prête pour dire non, je n’étais pas aussi mâture et affirmée pour trancher en bonne connaissance de cause. C’était la bonne décision à ce moment-là, comme je n’avais pas beaucoup d’informations ni assez d’expérience.

Les coups de cafards, les déprimes, l’anxiété, la routine, la peur, la distraction mentale étaient devenus pour moi des alliées à plein temps. En revanche, mon amie était par contre assez motivée et débordante d’énergie imaginant qu’elle pouvait changer la donne et optimiser la situation de ces pauvres gamins qu’on avait la responsabilité d’enseigner. Il n’y avait pas de télé faute d’électricité, et on était contraint de demander aux élèves de nous apporter de l’eau du puits du douar ou de leur ruisseau pour pouvoir boire,  faire la cuisine et les tâches ménagères. Le travail en classe aussi n’était pas de tout repos. On avait des classes à cours multiples avec un effectif élevé d’élèves. Ces derniers avaient un niveau scolaire très bas qui nous avait choqués au tout début.

Le fait que mon amie et un autre collègue acceptaient la situation plus commodément que moi, me rendait la tâche plus difficile. Je sentais que j’étais isolée, que c’était moi qui n’étais pas normale. Je voulais vraiment envisager les choses comme eux mais j’en étais incapable. Plus le temps passait, plus je sentais sa lourdeur et plus je devenais certaine que je ne faisais que perdre mes années précieuses dans le néant.

La seule échappatoire que je trouvais était la lecture des bouquins de Psychologie et…les vacances. On partait avant un jour ou deux du début des vacances. Pour moi c’était une question de survie ; si je n’ai pas accès à ces breaks, je ne pourrais pas tolérer les mauvaises conditions du travail là-bas.

L’année d’avant était moins chaotique mais aussi pénible même si j’ai changé d’école.  J’étais la seule institutrice avec deux professeurs avec qui j’avais du mal à communiquer à cause de leurs mentalités et des préjugés. Je souffrais d’une solitude extrême et d’une frustration au-delà de toute imagination. Je n’arrivais pas à digérer cette situation pénible que je vivais. Je voulais m’en sortir, fuir, courir toute la distance qui me séparait de ma ville, rentrer chez moi et dormir paisiblement dans ma chambre sans rendre de compte à personne. Je voulais seulement que quelqu’un me le permette, me donne le feu vert pour agir, me dise que c’était mon droit légitime. Mais tout le monde me l’interdisait en m’accablant de leçons de morale du genre : «  Il faut patienter, tu es chanceuse d’avoir un travail garanti par l’Etat, avec un bon salaire, de langues vacances…Qu’est-ce que tu veux de plus ? Le rural c’est juste pour les deux ou trois années du début, après t’auras ta mutation et tu peux faire ce que tu veux ! »…Je n’y croyais que très peu même si je le voulais.

L’exil en rural ne voulait pas prendre fin. Le rêve d’une mutation s’est vite vaporisé en un mirage, on ne faisait que perdre du papier et de l’ancre à chaque remplissage de fiche de mutation.

A ma 3ème année je me suis achetée une voiture pour m’épargner la dureté de la piste. Je me suis louée une petite garçonnière  dans un centre proche pour enfin vivre plus ou moins décemment. Je dépensais beaucoup d’argent juste pour sentir un peu de confort apaiser ma souffrance psychique. La 4ème année, toujours dans le même groupe scolaire mais j’ai fait le choix d’enseigner dans l’école centrale à approximation du directeur. J’étais sujette à son autorité qu’il n’a pas manqué de me faire subir. J’étais toujours seule et n’ayant aucune autre activité à part celle d’enseigner des élèves rebelles. Je ne pouvais plus m’absenter sans une justification valable. J’étouffais. Pour compenser toute cette frustration, je m’adonnais à la lecture, aux  films américains, à la musique et à la danse (chez moi bien sûr).

La 5ème année, j’avais eu ma dose de l’école centrale. J’ai filé vers une autre école (toujours dans le même groupe scolaire) un peu loin, pour cohabiter avec une amie et une collègue. Avoir enfin de la compagnie me faisait du bien.

Pourquoi j’ai quitté mon travail ? D’abord je ne l’ai jamais considéré comme étant un travail, je le prenais comme un emprisonnement, une corvée, un sabotage mais jamais comme un job à part entière. Je ne sentais aucune dignité en l’exerçant. Et puis parce que je ne m’identifiais jamais à lui, je ne le considérais pas mien. Lui et moi on ne faisait pas un. Dans ma tête je ne l’ai jamais intégré pour pouvoir dire que je l’ai quitté après. Intérieurement je le combattais toujours comme un intrus que mon esprit et mon âme rejettent continuellement. Je m’en plaignais toujours, à ma famille, à mes amis. Mais ils ont eu du mal à me comprendre ou à se mettre à ma place. Pour eux, ils attribuaient mon manque d’adaptation au fait que je suis une fille gâtée et capricieuse, trop habituée au confort de la ville. Trop facile de juger autrui ! Personne n’imaginait l’ampleur de ma peine, mon désastre enfoui et les comportements assez pathologiques que je commençais à développer à ma grande surprise : une dépression latente, une boulimie récidive, une insomnie fréquente et une tendance surprenante à dilapider tout mon argent comme pour me venger de mon salaire.

Une lueur d’espoir :

J’étais chanceuse d’être admise enfin pour la première année à la faculté d’économie (mon dossier de préinscription était rejeté durant 3 années avant cela!)

En fin de cette année je me suis  enfin mutée…mais pas près de ma ville ! C’est vrai que la distance s’est rétrécie mais j’étais toujours dans la galère du transport, la piste, les classes non-équipées et étriquées, les élèves nombreux et très en dessous du niveau moyen pré requis, la précarité du logement que l’Etat nous attribuait…etc.

Le seul moyen qui me motivait à dépasser tous ces obstacles était mes études universitaires sur lesquelles je me focalisais pour décrocher une bonne mention et me montrait ce que je peux faire.

Au début de ma 7ème année, je n’ai pas hésité à me faire coacher juste pour trancher -une bonne fois pour toutes-  sur la fameuse question qu’est devenue pour moi existentielle : quitter ou rester encore un peu ?

Le coach que j’ai choisi m’a vraiment aidé à trouver une solution pratique à ma vraie bête noire : ma transition professionnelle. En trois mois de collaboration, j’ai pu identifier mes talents, écrire ma mission de vie et faire un plan d’action à court et à moyen terme. On s’est mis d’accord de terminer mon travail jusqu’à la fin de l’année scolaire pour ne pas pénaliser mes élèves et aussi en vue de décrocher ma licence pour enfin quitter. Je suis vraiment redevable vis-à-vis de ce coach. C’était parmi les rares personnes qui m’ont pris au sérieux, qui ont cru en moi et en mon potentiel. Il m’a fait prendre conscience de mon talent d’écrire et m’a motivé pour commencer à écrire des articles, moi qui n’écrivais d’habitude que des futilités dans mon journal intime. Il se reconnaîtra en lisant cet article.

A deux mois qui me séparaient de ma licence, des événements peu agréables m’ont assez perturbé et dissuadé de terminer l’année scolaire avec mes élèves. C’était comme la goutte d’eau qui a fait déborder le vase, je n’en pouvais plus. J’ai même consulté un expert à qui j’ai demandé s’il trouvait judicieux que j’y retourne, ce qu’il a carrément refusé, estimant que ma première priorité était de préserver ma santé psychique et ma sécurité avant tout autre chose.

La délivrance :

Et me voilà en Septembre 2011, soulagée d’avoir pris cette décision. 2011/2012 sera mon année Sabbatique à moi. Le repos bien mérité du guerrier. Je n’appréhende pas le moment de trouver un vrai job alternatif. Loin de là, je profite de chaque instant pour méditer, faire du recul, réfléchir, planifier et faire beaucoup de recherches et de nouvelles expériences. La plus grande réalisation était que j’ai entamé une formation certifiante en coaching professionnel et personnel. Je commence déjà à coacher des personnes par ma détermination inébranlable de leur faire éviter les gaffes que j’ai commises dans une ancienne vie  et de leur faire passer ce que j’ai pris beaucoup de temps : on a toujours le choix.

Je viens aussi d’être admise dans un master universitaire en Communication des organisations. En parallèle je donne des cours de Français dans des centres de langue. Je ne sens pas que je travaille, tellement j’y prends plaisir ; j’enseigne la langue que j’aime librement et sans contraintes. Je gagne pas mal, je travaille moins. Ainsi je profite du temps libre pour lire, écrire des articles en développement personnel, réviser mes cours de coaching et participer dans le travail associatif. Pour me détendre je fais des cours en Solfège et Piano. J’en fais trop, pensez-vous ? Non, pour moi, ce n’est pas encore assez, franchement. C’est juste pour me rattraper.

S’il vous plait, ne me jugez pas comme étant une égoïste qui ne pense qu’à elle. D’ailleurs la raison qui me poussait à chaque fois à reporter ma décision était que je me souciais de l’intérêt de ces petits enfants innocents dont le seul pêché était d’être nés dans un milieu marginalisé. Toutefois chacun a ses limites. En sept ans j’ai épuisé toutes mes capacités de tolérance et de patience. C’était devenu une question urgente de survie : sauver ma santé mentale. C’est d’ailleurs la seule chose que j’ai sur la conscience jusqu’à présent. J’espère de tout cœur que Dieu les récompensera par un autre prof meilleur que moi.

Je ne sais pas prédire l’avenir, je sais par contre que beaucoup de challenges m’attendent dans cette nouvelle vie à laquelle j’ai opté. Ça ne sera jamais gagné. Comme disait François Ducasse : « Le chemin le plus difficile est toujours plus excitant et plus payant que celui qui est évident et que tout le monde prend ». Il y’a une chose dont je suis plus certaine que jamais : ce que je ne veux plus subir. Plus de neuf années de ma vie, je les ai passées à faire ce que les autres ont voulu que je fasse, il est temps pour moi maintenant de faire ce que je veux vraiment de Ma vie. Peut-être vous trouvez que j’ai raté beaucoup de temps, oui certainement, mais j’ai gagné plein d’apprentissages qui n’ont pas de prix. Il a fallu ce détour pour prendre conscience de ma vraie destinée. Maintenant je suis en quête de ce temps que j’ai laissé filer. Le temps retrouvé mérite bel et bien le détour !

Si c’était à refaire ?

J’aurais fait Lettres Modernes au lycée et après je me serais spécialisée en Psychologie pour devenir thérapeute en parallèle avec le journalisme (entre autres). C’est aussi simple que ça. Mais maintenant je détiens une histoire vraie et intéressante qui vaut qu’on en fasse un best-seller (trop optimiste !) Qui sait ! J

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Catégorie : Carrière, Psychologie, avenir, chomage, salaire, travail

Karima ZERHOUNI :
12 novembre 2011 à 1:58

Chère J, ton histoire m’a beaucoup touchée par sa sincérité. En fait, elle ressemble tellement à ma propre histoire. Je te félicite d’avoir eu le courage d’aller contre le courant et de faire des choix qui résonnent profondément avec ce que tu es vraiment. Je te souhaite plein de bonheur et de réussite et espère pouvoir te connaître davantage. Bravo :)

Nadia-linda :
13 novembre 2011 à 2:12

Je tiens à vous remercier du fond du coeur pour votre histoire émouvante car elle m’a permis d’éviter certaines erreurs que je m’apprêtais de commettre , croyiez moi vous m’avez ému au point ou j’en ai les larmes aux yeux.Permettez moi de vous dire que vous êtes une battante et les gens comme vous ne courent pas dans toutes les rues! C’est une vraie leçon de moral que vous venez de partager avec nous et j’espère que vous en serez récompenser!Je vous souhaite une vie pleine de bonheur, de réussite et surtout beaucoup de courage.Merci encore une fois!

Yassine Gherbi :
13 novembre 2011 à 12:24

Ton histoire est très similaire à la mienne sauf que j’ai fait le détour Vite 2ans après le bac et j’étudie ce que j’aime: gestion et management et RH c proche du coaching n’est-ce pas?
J’éprouve le même amour à la lecture et aux langues mêmes si j’étais forcé de m’orienter vers les sciences au lycée.

Zineb El Mandoubi :
14 novembre 2011 à 12:53

Merci karima, Nadia, Yassine…Vos commentaires me font chaud au coeur :)

Zouhair SERRAR :
15 novembre 2011 à 10:34

« question urgente de survie », j’ai trop aimé cette expression.

Elle exprime exactement l’état dans lequel on est lorsque quelque chose nous déplais mais en étant obligés de la faire pour beaucoup de temps.

Je serais le premier à acheter votre best-seller Zineb.

Zineb El Mandoubi :
15 novembre 2011 à 3:38

D’accord Zouhair, je compte sur toi alors ;)

ouajjou :
15 novembre 2011 à 7:57

Tu écris sacrément bien, et c’est très beau à lire … captivant

Si seulement je savais écrire comme toi, je serais roi ^^

ta pensée est si claire qu’on s’y vois tellement ;)

Je te souhaite … tu l’as déjà (de faire ce que tu veux :) )

Bien à toi,
os

NABILA :
15 novembre 2011 à 8:52

j’ai trop aimé cet article et l’histoire représente une réalité pour plusieurs jeunes.Je me rappelle avoir refusé faire les maths au lycée et aussi avoir refusé faire médecine après bac même si mes parents étaient très furieux et me disaient que je suis la plus têtue de mes frères maintenant après 7ans (5ans d’études supérieures dans une formation d’ingénierie)et 2ans de travail,mes parents reconnaissent l’importance et l’efficacité de mes choix.Bravo chère zineb et je rejoins zouhair j’achète aussi ;)

Bouchra :
15 novembre 2011 à 11:14

j’aime bcp, c’est trés fort
je pense que chaque personne qui lis l’article se reconnaitra, car à un moment ou un autre nous avions vécu une situation similaire, danslaquelle nous avions envie de tout claquer et changer de trajectoire. mais dommage nous n’avons pas assez d’audace comme toi Zineb.
Bravo

Zineb El Mandoubi :
16 novembre 2011 à 10:29

@Ouajjou: ton commentaire m’a fait rire :D , ben tu écris bien au fait. C’est comme la danse,laisse-toi aller,tu verras,c juste 1 histoire de pratique.
@Nabila: je te félicite pr ton entêtement et d’avoir su ce que tu voulais faire d’emblée, tu perds pas ton temps! :)
@Bouchra: oui t’a raison, on est tous passées par là à un moment ou un autre.T’auras aussi l’occasion de faire preuve d’audace, ce n’est qu’une partie remise :)

Hamza :
16 novembre 2011 à 1:32

Merci beaucoup d’avoir partager vôtres expérience, je viens d’apprendre plus de la vie grâce à vous. Je vous souhaite que du bonheur et que que Dieu vous garde !

fatine :
16 novembre 2011 à 3:39

bonjour,
c’est ma première visite sur ce site et votre article est la 1ère aussi que je lis… quand j’ai lu la 1ère question c’est comme si c’est adressée à moi (un good timing),
au fait moi aussi je suis dans une situation très délicate, je travaille dans une grande boite public, et je suis bien payée et je me suis adaptée à mon job mais pas à l’entourage. par ailleurs je suis entrain de prendre la décision de quitter et joindre mon ame soeur aux USA, c’est une grande décision à prendre et je la considère un new begining, mais la plupart de mes proches ne m’encourage pas, et j’aime bien contacter votre coach pour m’aider…

Zineb El Mandoubi :
17 novembre 2011 à 2:36

Merci à toi Hamza!
@Fatine: J’ai trouvé de très belles paroles qui peuvent t’inspirer dans ta quête: « On doit laisser tomber la carapace de la première moitié de notre vie.Nous avons encore beaucoup de temps mais c’est maintenant ou jamais.Dans vingt ans, ce sera trop tard.Nous devons accompagner ce mouvement,découvrir nos propres règles et faire la paix avec nous-mêmes pour devenir ce que nous sommes » _Christophe fauré_
Bon courage:)

Mohamed :
18 novembre 2011 à 1:30

ça me met tout simplement les larmes aux yeux, c’est tout moi!
Sauf que moi j’ai fait (au moins jusqu’à présent) une mauvaise transition, j’ai fondé mon propore business mais ça ne décole pas encore. Le temps passe et ça devient de plus en plus lourd pour moi! peut être qu’il me faut un autre changement mais je ne sais plus lequel, je dois d’abord survivre!

Zineb El Mandoubi :
19 novembre 2011 à 2:45

Merci Mohamed pour ton commentaire.
Oui, concernant ton cas, t’as raison,il faut juste tenir le nez hors de l’eau au début. Après tu analyseras la situation pour détecter l’origine du problème, trouver les différentes options qui peuvent le régler, puis choisir l’option la plus simple et la plus pratique pour t’y engager dans l’immédiat. Bon courage!

Yamina :
20 novembre 2011 à 11:44

Comme je te comprends. J’ai à peu de choses près le même parcours que toi. Bonne élève dans le secondaire, j’ai choisi (on m’a fait choisir) la voie royale dite « scientifique ». Démotivée d’année en année, j’ai choisi l’IUFM (en France c’est l’institut de formation des maitres) par facilité et par peur de la crise qui touche le monde ces dernières années.
Voilà je suis prof depuis 3 ans maintenant mais je ne me reconnais absolument pas dans ce métier. J’y suis entrée à reculons et tous les jours j’en souffre. Je ne sais pas cmt sont les enfants au Maroc mais ds certains quartiers en France les enfants sont très très difficiles. Contrairement à toi je n’ai aucun remords à dire que je ne tire aucun plaisir à leur enseigner quoi que ce soit (tellement irrespectueux!!).
J’aimerais prendre une autre voie. Mais laquelle? J’ai déjà fais un bilan de compétences mais qui ne m’a pas appris grand chose… Je suis perdue…
Merci pour ton témoignage, il me montre qu’un autre chemin est possible!
bonne continuation!
Yamina

mourad :
21 novembre 2011 à 1:33

Merci zineb pour cette article parfois on passe des moments difficile pour apprendre.Moi j’ai fait les choses que j’aime mais tout le monde me reproche parce que j’ai fait les mathématiques .Je n’ai pas voulu faire l’enseignement à cause des conditions.J’ai souffert de chomage et j’ai découvert le developpement personnel .Je me suis convaincu l’interet d’avancer dans ce domaine et faire les choses que nous aimes .Dieu avec toi

21 novembre 2011 à 1:50

Bon courage pour ce que tu fais.
L’histoire est belle. Ça te fait un parcours.
Parfois il faut assumer un brin de folie , ou carrément se faire coller une étiquette sociale pour arriver à réaliser ses rêves.
D’une manière différente et tout aussi folle.
http://passiondcrire.posterous.com/la-femme-qui-changeat-la-vie-dun-homme

rim :
22 novembre 2011 à 3:07

Merci pour nous avoir ouvert le coeur et de m’avoir fait briller l’espoir en ces moments si durs dans ma vie , merci

magoua :
22 novembre 2011 à 9:28

merci mais vraiment j’ai eu les larmes aux yeux ton histoire est a écrire
dans des bouquin de développement personnelle

Oussama Benkhadra :
28 novembre 2011 à 6:23

Je suis agréablement surpris par la simplicité et la clarté de ton histoire. Vous avez un réel don pour communiquer tes sentiments. Je n ai aucun doute que vous aller réussir dans vos projets d’avenir. Profitez de votre vie c’est le seul conseil que je peux donner.
Merci pour cette lecture.

Samir :
29 novembre 2011 à 2:54

Bonjour !

je tiens d’abord à te saluer à te féliciter pour ta détermination et ton courage d’avoir pris les BONNES décisions,et je te souhaite encore plus du succès ( incha Allah ) dans ta nouvelle vie .

Ton histoire m’a beaucoup touché,en la lisant, j’ai l’impression qu’on parle de moi à quelque détails près.et la description que tu as faite de ces états d’âme dans lesquels tu es passée m’a énormément ému, parce que finalement c’était mon cas dans mon premier emploi que je quitte maintenant !. en bref, après avoir eu mon diplôme ( ing d’État en Génie civil), j’ai commencé par travailler ds le secteur public ( semi-public en effet) – c’était beaucoup plus par égard à mes conditions familiales que par conviction – . Passé une durée de deux ans pleine de tumulte et de lutte contre le courant et contre moi-même (..), j’ai décidé finalement de changer de cap, et d’intégrer une boite privée – avec moins de salaire, et beaucoup plus de travail,mais aussi avec plus d’expérience et plus de réalisation de soi ! ..enfin j’espère que nous faisons le bon choix et que nous ayons la courage et la ferme conviction de mener à terme ce que nous avions entrepris . et Bonne chance à tout le monde !

walid :
29 novembre 2011 à 5:26

bonjour zineb,

c’est très drôle de tomber sur ton article aujourd’hui car je viens de quitter la France après 5ans d’études( classe prepa et école de commerce) et deux ans de stage, tout en refusant une proposition d’emploi avec un très bon salaire, très bonne mutuelle… j’ai eu droit aux mêmes commentaires que toi de la part de la famille et mes amis mais lhamdoulilah mais parents sont compréhensifs. Je suis rentré a rabat depuis trois jours, pour faire le vide et me reposer, et continué mes lectures en développement personnel. Je compte plus tard (dans quelques mois inchallah) aller à Los Angles afin de travailler dans un label de musique ce qui m’a toujours passionné et préparer en parallèle un doctorat en développement personnel (rien n’est encore concret mais j’y crois :) ).

Voila, bon courage pour la suite

wafaa :
30 novembre 2011 à 11:47

Bonsoir zineb,
Je te remercie pour nous faire partager ton histoire, tu es une femme trés courageuse je te félicite ,tu as fais le bon choix .En fait ton histoire me fait rappeler certains moments de ma vie dans laquelles j’étais dans un dilemme ,mais hamdolah j’ai pris la bonne décision et j’ai réussi à faire ce que j’aime meme ça m’a pris du temps .

mina b (ta binome en ista) :
12 décembre 2011 à 4:07

salut zineb,je crois que tu te rappelles de moi ,j étais ton binôme à l ‘ista pendant le mois qu t as passé avec nous. depuis que j ‘ai reçu mon diplome et que t ‘ai parti a taroudant, j ai perdu contact avec toi , mais je t ai jamais oubliée.c par coïncidence que je te retrouve.pour moi, ta décision de quitter et de changer ta vie ne m ‘étonnent pas; tu avais toujours du talent et tu prends l ‘initiative de faire des bonnes choses.j espère k un jour je serais comme toi, parce que moi aussi je souffre dans le rural et toute seule ( y a pas de collègue ni homme ni femme),pas d réseau, pas d’eau ni transport.En fait j ‘ai réalisé mon rêve d ‘être infirmière mais je regrette vraiment avoir choisi ce chemin qui m ‘a vraiment déçu.je suis mnt mariée ,mais rien n ‘a changé, je suis toujours dans la même souffrance. parfois je n ‘arrive pas dormir à force de réfléchir sans trouver de solutions , ou bien je fais des cauchemars.moi aussi mes parents ne veulent pas que je quitte.je ne sais plus quoi faire, je continues dans ma souffrance sans pouvoir rien faire.j espère k un jour je puisse prendre des décisions comme toi.hélas, j ai pas du tout le courage .dans tout les cas je te souhaite bonne continuation dans ton domaine et une vie pleine de bonheur et de réussite.

Fatima :
28 février 2012 à 4:47

bonjour zineb,
ton histoire m’avait vraimenet touche. mais,heuresement tu as reussi a corriger l’erreur quand meme. je ne comprend pas pourquoi plusieurs personnes parmi les gens que je connait et que je ne connait pas tombent dans ce probleme?est-ce que cela veut dire que le pays a besoins des conseillers en orientaion bien forme? ou ces conseillers ne font pas leur travail comme il faut? selon moi, le role de conseiller c’est d’aider les etudiants a trouve leurs parcours de reussite. ce n’est pas de les mettre en cas comme celui la. en tous cas qui est le responsable de ce qu’est ce passe??????

hamza :
18 mars 2012 à 4:18

Bonjour zineb,
je vous félicite et je vous remercie pour votre article, ça fait du bien de lire votre expérience Zineb. je dirais pas que j’ai prix des mauvais choix dans ma vie mais je suis dans un stage dont je c plus se que je veux faire c comme si j’ai perdu ma vision et mes choix, j’espère de trouver comme votre courage ainsi que votre clarté dans vos choix. Au faite vous écrivez super bien j’aimerais lire plus vos articles …

5 avril 2012 à 8:28

Si je ne pouvais t’écrire je serais muet
Condamné a la mort dans la dictature du secret
Submergé par tout ses sentiments sans mots
Je m’effacerais comme une mer sans eau
Ma vie n ‘est plus la même ;
Mon talent s’est corrompu dans l’illicite
Ou les instants de bohneur sont des éclipses
Lorsqu’ils ne sont pas des élipses
Entre le marteau et l ‘enclume
Je suis perdu dans la brume
kerry James.

Ce sont les seules mots que je déguste
Oui je sais la vie est injuste
L’hypochrisie m’a paralysé
Et l ‘insomnie m’a brisé
J’ai tjrs entendu NLP
Et moi je veux vraiment la paix
Là-bas j’avais des montagnes et le froid
Mutée j’ai remercié Dieu et j’ai dit je serai roi
Le sommeil est devenu mon ennemi
Or que moi je l’aime tjrs et je veux qu ‘on reste amis
Mon cerveau n’arrête pas de chercher
Sans répit;il aime mâcher
Le directeur m’invite à sortir
Marié vieux suis-je dans une satire?
Peut- être à la montagne c’était dur
Mais j’étais tranquille; ça c est pour sûr
Je n’oublierai jamais ce Mr du pays du nil
Ibrahim FIQQI;grâce à lui; je sais que NLP me serait utile
Et voici l’exemple devant moi
Y’a-t-il un chemin que tu peux m’indiquer consoeur comme choix?
ILHAM

ElectroRed :
25 août 2012 à 10:35

Bonjour,
Merci, j’ai bien apprécié l’histoire.

@ILHAM: Vous dites:
 » Ce sont les seules mots que je déguste
Oui je sais la vie est INJUSTE … »
J’ai un autre point de vue!
Je vois que la Vie est JUSTE, oui JUSTE et mon Dieu a crée toute chose JUSTE.
Il nous faut travailler JUSTE, de penser JUSTE, notre vie c’est le résultat de nos propres-choix qui peuvent changer notre Vie en passant à l’acte…
et « Si Vous voulez récolter du miel, ne bousculer pas la ruche »

Ok Bon courage :)
A+

Shotokan_73 :
24 novembre 2012 à 5:49

Bonjour Zineb,
ça m’a bcp touché votre histoire et le choix difficile que tu as pris, je pense que vous êtes très courageuse à prendre cette décision mais j’ai bcp aprecié ta volonté et ta perséverence, moi aussi, j’étais obligé au début de choisir l’enseignement et j’ai bcp souffert pendant mais six premières années mais j’ai profité de ces années pour me former en sciences d’éducation car j’ai fait des études par correspondance, maintenant même si je suis encore en enseignement et en parallèle je suis aussi et comme vacataire animateur et formateur dans un institut français, j’ai pu réaliser presque tous mes rêves mais il me reste qlqs uns, comme devenir coach en développement personnel et faire des études en psychologie, j’aime lire les livres de françoise dolto et jacques Lacan et enfin je vous remercie car vous m’avez fait penser en moi et m’avez fait revenir 18 ans en arrière, sauf que moi, j’ai aimé l’enseignement et le monde des enfants et que grâce à ce métier j’ai pu résoudre pas mal de conflits en moi et c’étais pour moi comme une thérapie.

Hajar :
27 avril 2013 à 11:02

Je ne trouve rien à dire!!! Vraiment c’est comme vous parlez de mon histoire. De mon côté je suis à la recherche de moi même, je sens que je suis perdue. Je vous comprends très bien et je vous félicite d’avoir l’audace de dire Non à l’obligation Oui à l’indépendance et à l’estime de SOI. BRAVO!!!

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