Je ne parle presque jamais d’un challenge avant de l’avoir soulevé. Pour celui d’apprendre à dire non, je veux partager mon expérience acquise à ce stade. Il reste encore un peu de travail à faire mais je continue de progresser là-dessus.
Vous l’avez donc compris, je fais parti de ceux qui ont du mal à dire non. Si vous aussi vous êtes parmi ces individus, je n’aurai pas besoin de parler de toutes les peines récoltées par cette incapacité. Si vous n’avez pas ce souci, c’est excellent. Aidez les autres à le surmonter. Cet article va vous permettre de comprendre certaines sources de cette incapacité à dire non et le remède que nous pouvons y apporter.
Apprendre à dire non, n’est pas chose facile. La preuve : nous faisons des sacrifices incroyables, nous supportons des peines et des douleurs parfois intensément profondes pour ne pas dire non. Le pire est que souvent malgré que nous soyons conscients que ne pas dire un simple non va nous induire dans une longue péripétie, nous ne le disons pas. Qu’est ce qui nous rend si incapables de dire un simple non ; un droit tout à fait légitime ?
Ma perception
La découverte qui m’a permis de progresser davantage dans la lutte contre l’incapacité à dire non est que c’est un problème de perception. J’ai découvert que ma perception, souvent erronée et exagérée, des conséquences de dire non, me poussait à éviter de le dire.
Dire non va vexer la personne en face. C’est ce que je pensais alors que souvent c’est faux. Et même si c’est le cas, j’exagérais en croyant que je risquerais de la perdre si je ne disais pas oui. Tout cela reste une perception hautement subjective et sélective.
Je faisais au même temps une omission complète du fait que c’est mon ultime droit de dire non, surtout lorsque je ne peux pas dire oui. J’avais aussi tendance à oublier que la franchise est ce qui permet de fructifier une relation. Dire non est donc parfois le meilleur choix à faire.
Enfin, il ne suffit pas d’apercevoir ce qui arrivera à l’autre mais aussi ce qui arrivera à nous-mêmes ou à d’autres personnes auxquels nous pouvons faire subir les conséquences d’un oui mal placé. Lorsque nous sommes dans une relation, nous avons tendance à nous apercevoir à travers le regard de l’autre. Et c’est justement là qu’une perception juste est hautement requise.
Vous n’êtes pas du tout gentil !
Nous sommes réconfortés dans le fait de ne pas dire non, malgré ce que nous en subissons, car cela nous renvoie une image positive de nous-mêmes. Je n’ai pas dis non car je suis gentil. C’est l’autre qui est incompréhensif en osant abuser de ma gentillesse. Tout de même, je préfère rester très gentil et donner une bonne impression. Et de ce fait, je ne vais pas dire non. Nous savons tous que c’est faux !
Il est naturel que nous ayons besoin d’avoir une image positive de nous-mêmes. Sauf que dans ce cas là, nous la puisons d’une mauvaise source. Il est vrai que nous paraissons gentil en disant toujours oui, mais nous demeurons très méchants vis-à-vis de nous-mêmes. Nous nous obligeons à faire ce que nous n’avons pas envie de faire et nous nous mettons dans des situations embarrassantes. Vous trouvez cela gentil vous ?
Non à l’action, pas à la personne
Pour dire non à quelqu’un, focalisez vous sur le refus de la demande et non pas de la personne. Vous dites non car forcément vous ne pouvez pas dire oui. Vous avez fait votre devoir en clarifiant votre position, c’est à l’autre de faire son devoir de vous comprendre. Lorsque vous allez dire non, ce n’est pas la personne que vous êtes entrain de refuser. C’est tout simplement sa demande que vous déclinez. Vous l’informez de votre incapacité ou de votre indisponibilité.
Il arrive que l’autre ne comprenne pas notre refus. Expliquez vos raisons que lorsque c’est nécessaire. Si vous êtes sûr que dire non est un choix pertinent, le problème n’est plus le votre. C’est à l’autre de faire aussi l’effort de comprendre. Le cas échéant, tant pis. Vous êtes sûr que vous êtes juste envers vous-même et envers l’autre. Le reste est du détail.
Apprendre à dire non
Dire non est une aptitude qui s’apprend comme tout. Elle se développe comme un muscle ou comme un enfant qui apprend à parler. Si vous n’avez pas le talent de le faire comme dans mon cas, il faut y travailler. Pour cela, je privilégie le step by step. Apprendre à dire non là où on peut le faire et oser le faire de plus en plus.
L’imagination ou la visualisation mentale est aussi un outil extraordinaire. Imaginez-vous entrain de dire non gentiment et avec courtoisie là où c’est nécessaire. Nous finirons par intégrer cette aptitude dans notre inconscient pour la reproduire aisément dans une situation réelle.
Enfin, nous pouvons aussi surprendre nos proches en leur disant non pour tout et rien. Vous pouvez les avertir par la suite que vous êtes en entraînement
Apprendre à dire non est crucial pour mener des relations saines et avoir la force de persévérer dans l’atteinte de nos objectifs. C’est en sachant dire non que nous arrivons à résister à toutes les forces externes qui peuvent nous retarder. Heureusement que c’est encore une fois une chose qui n’est pas innée et qui se travaille.
MERCI,
Non, sans façon!!!
bonsoir,
que puis-je dire!!c’est exactement ce que je vie,et c’est à moi seule de supporter les conséquences;mais je ne pourrai pas supporter dorénavant,je suis épuisée!!
je n’arrive pas à dire “non” pour ne pas perdre les autres mais je perd mon energie en contre partie et je vie des longs et durs jours en parlant négativement à moi même et en imaginant des sénareos différents :”si j’ai pu dire non ou répondre auterment j’aurai pu dormir au moins”
En général je ne peux pas m’exprimer sincèrement, parceque je ne veux pas blesser les autres ou les perdre,je suis trop gentille!,mais je ne le suis pas envers moi-même!!!
je garde tous mes sentiments dedans!!je sens que je veux m’exploser un jour;est-ce que vous pouvez m’aider car cela me fait perdre des bonnes opportunités; merci,
Meryem,
Est ce que vous avez essayé de dire non mais sans le prononcer ? Dire par exemple: “je suis fatigué ce soir, j’ai peur de ne pas pouvoir le faire”.