KODAK le Business-Passion et la Passion du Business

 

KODAK

Vous avez une passion et vous ne savez pas comment la transformer en une affaire qui peut rapporter de l’argent ? 

Nous sommes toujours dans le cadre de la série “Les Incroyables Réalisations des Plus Grands Rêveurs de l’Histoire“. Nous avons parlé hier de GILLETTE “Gillette la Persévérance Peut Remplacer l’Intelligence” et aujourd’hui, vous allez découvrir KODAK.

George Eastman, le fondateur de KODAK, nous démontre comment transformer une passion en un business et comment ensuite rendre le business une passion.

Né aux environs de New York en 1854, il était le plus jeune d’une famille de classe moyenne avec deux sœurs dont l’une est handicapée. A 5 ans, le père de George a vendu son magasin pour déménager vers le centre de New York et ouvrir une petite école de commerce, Eastman Commercial College.

Après deux ans, le papa de George est mort et son école a donc fermé ses portes. La maman a tenté de subvenir aux besoins de la famille mais en fin de compte, c’est le petit George qui quitte l’école. Il travaille en tant que courtier dans une compagnie d’assurance pour 3 dollars la semaine. Nous sommes en 1868 etGeorge Eastman a 14 ans.

George cherche à augmenter son salaire mais la seule promotion qu’il a pu avoir au sein de son entreprise est un poste où il rempli des contrats pour 5 Dollars la semaine. Ce salaire étant insuffisant, Georgecommence à étudier la comptabilité le soir, chez lui, afin de trouver un poste meilleur.

5 ans plus tard, il arrive à intégrer la Rochester Savings Bank en tant que comptable junior. Son salaire a triplé à 15 Dollars la semaine.

Depuis, il n’a pas changé de travail. Et à l’âge de 24 ans, George veut s’offrir un voyage à Saint-Domingueaux Iles Caraïbes. Un collègue lui suggère de s’acheter un appareil photo pour leur montrer les paysages.George trouve que c’est une bonne idée et dépense tout son salaire pour acheter l’appareil qui avait la taille d’un micro-onde.

Avec cet appareil photo, on lui livrait un tripier gigantesque, une tente pour préparer les produits chimiques, des bouteilles de produits, des verres, des plats et un bidon d’eau. Pour porter tout cela, il lui fallait un cheval ! Et pour apprendre à l’utiliser, il fallait payer 5 Dollars.

Le voyage vers Saint-Domingue n’a pas été effectué et George se retrouve avec un appareil photo chez lui. Et en effet, c’est là où il découvre sa passion pour la photographie. Nous sommes en 1878 et George a 24 ans.

Lorsqu’il a commencé à maîtriser et à comprendre comment fonctionnait son appareil photo, il a été contrarié par la complexité de la machine. Il s’est donc fixé un objectif qui était de trouver des solutions pour rendre la prise de photo simple et à la protée de tout le monde.

Tout de suite après, il a entrepris ses expériences mais étant donné qu’il ne pouvait pas quitter son travail, il consacrait ses soirées à son projet. Il n’avait pas d’endroit pour travailler, il utilisait la cuisine de sa maman une fois tout le monde s’endort. A plusieurs reprises, il passait toute la nuit dans cette cuisine.

Après 3 ans de travail acharné, il a pu inventer une machine qui aide à préparer des plaquettes avec une formule chimique spécifique et plus efficace. Il a commencé tout d’abord par breveter son invention et ensuite par chercher l’éventualité de commercialiser son produit.

Pour y arriver, George a loué un appartement pour y fabriquer ses plaquettes et les commercialiser avec l’argent qu’il a pu économiser de son salaire. Son premier investissement était une machine seconde main à 125 Dollars. Son affaire a commencé à grandir pas à pas. Il savait qu’il n’avait pas d’argent et n’avait aucune idée sur comment financer son projet.

Au moment où il démarrait son affaire, il a pu rencontrer un homme d’affaires qui a voulu le financer entièrement. Il s’agit d’un certain Henri Strong. Nous sommes en 1881 et George a 27 ans.

Il travaille toujours à la banque dans la journée et a donc recruté une personne pour s’occuper de son nouveau projet.

Il a pu subir un échec une seule fois lorsque ses plaquettes avaient un défaut que tous ses clients ont réclamé. Il a récupéré tout ce qu’il avait vendu et l’a remplacé par d’autres plaquettes. « Cet incident m’a couté tout mon argent jusqu’au dernier Dollar. Mais ce que j’avais construit était plus important ; une réputation », explique George Eastman. Et c’est grâce à cette réputation qu’il a pu récupérer ses pertes étant donné que ses ventes ont grimpé encore une fois.

Lorsque ses ventes ont commencé à progresser, il a remarqué que ses plaquettes rendaient la vie facile à tous ceux qui désiraient prendre des photos. Et là, George s’est construit une nouvelle vision : « je veux rendre l’utilisation de l’appareil photo aussi facile que l’utilisation d’un crayon ».

Ainsi, il a commencé à orienter ses expériences en vue de trouver du matériel beaucoup plus facile et flexible pour la prise des  photos. Il a tout d’abord cherché à remplacer le verre, qui était utilisé comme support de tirage des photos, par le papier.  Après plusieurs essais, il a pu réussir avec un succès immédiat chez ses clients. Mais son business n’a pas vraiment progressé.

La raison est que ceux qui s’intéressaient à la photographie n’étaient pas nombreux étant donné qu’il fallait toujours acheter un matériel lourd et pénible. George Eastman décide de changer de stratégie et de chercher à cibler le grand public. Il fallait donc inventer un appareil photo facile à utiliser et ensuite faire beaucoup de Marketing et de communication.

George, dés les débuts de son projet envisageait d’investir le marché international et ne pas se contenter que du marché Américain.

Tout d’abord, il fallait assurer le financement de son entreprise et surtout pour qu’il puisse continuer ses recherches et ses expériences. Il a donc pu trouver 14 autres investisseurs qui croyaient en ses idées. Il faut dire que George avait probablement de bonnes qualités de communication pour pouvoir convaincre ces hommes d’affaires.

En 1888, il a lancé le premier appareil photo qui était petit et facile à utiliser par tout le monde. L’appareil pouvait prendre jusqu’à 100 photos qu’il fallait ensuite développer dans les laboratoires de Eastman. Mais le succès n’est pas venu dés la première année.

George devait donc se concentrer sur la communication de son nouveau produit. Et c’est là, qu’il a inventé le mot KODAK. « J’aime bien la lettre K. C’est une lettre puissante pour moi. J’ai donc cherché un mot qui peut commencer et finir par K et qui soit facile à prononcer par tout le monde. Cela a donné le mot KODAK », explique George Eastman. Il a aussi inventé le slogan qui a fait le tour de la planète : « appuyez sur le bouton et nous faisons le reste ».

A ce stade, George se  disait qu’il a atteint la moitié de son rêve. Il voulait maintenant faire en sorte à ce que chaque personne sur la planète puisse prendre des photos. Après deux ans de recherches, il a lancé le modèle Brownie qui coutait 1 Dollar l’appareil. Nous sommes en 1900 et George a 46 ans.

George a tenu à ce qu’il puisse construire des usines et des filiales de son entreprise dans le monde entier, ce qu’il a pu faire facilement une fois son succès était sans concurrent. George ne s’est jamais marié et s’intéressait énormément à l’éducation. Il a donné plus de 100 millions de Dollars à des institutions et a laissé toute sa fortune à l’Université de Rochester.

Les principes pour concrétiser son rêve que George Eastman nous a appris sont :

 

  • Pour améliorer son salaire, il faut améliorer ses compétences.
  • Pour apprendre, il n’est pas toujours nécessaire de passer par une école ou un diplôme.
  • Il n’est jamais trop tard pour découvrir sa passion et ses rêves. George n’a pas découvert la photographie qu’à l’âge de 24 ans.
  • Pour rendre sa passion un business, il faut trouver une valeur ajoutée que les autres voudront acheter.
  • Avant d’être indépendant, il faut passer par une phase de turbulences durant laquelle il faut rester à son travail tout en poursuivant sa passion.
  • Pour démarrer son affaire, il vaut mieux utiliser les moyens à disposition et ne pas chercher les grandes dépenses.
  • Il n’est pas nécessaire d’avoir un grand capital pour démarrer un projet
  • Une fois vous commencez à mettre en place votre business, il est plus facile de trouver des personnes qui voudront y investir.
  • Si nous travaillons sur un projet que nous aimons, il est facile d’y innover et de réaliser l’impossible.

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3 Responses

  1. Argancel Says:

    Merci Faysal, encore une fois, tu nous donne une bonne occasion de nous cultiver.
    En fait je suis tellement habitué de voir les japonais développer des petits engins électronique que j’en étais venu à croire que le mot Kodak était japonais! lol

  2. Fays Says:

    Je ne te cache pas que moi aussi :)

  3. Proust Says:

    Non mais sérieusement, jamais vous relisez ce que vous écrivez ?
    Entre les fautes d’orthographe, les fautes de frappes et les erreurs de syntaxe, j’ai les yeux qui piquent.
    Pourtant les sujets sont extrêmement intéressants.

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