Il y a quelques années, nous parlions de l’intelligence, un point c’est tout. Aujourd’hui, on a découvert que l’intelligence est multiple. On est arrivé jusqu’à 9 types d’intelligences. L’intelligence émotionnelle en fait partie.
On ne parle presque jamais de l’intelligence émotionnelle à l’école. Pourtant, nous avons tous vu des cas d’élèves qui étaient très médiocres à l’école mais qui ont pu réussir brillamment leur vie par la suite.
A l’école, les deux intelligences que l’on développe, parmi les 9 identifiées, sont l’intelligence logico-mathématique et l’intelligence linguistique. Si vous n’avez pas ces deux types d’intelligences, vous risquez soit d’échouer, soit de ne pas être bon. Et personne vous dira que vous avez certainement au moins une des 7 autres intelligences restantes. Parmi eux, on trouve l’intelligence émotionnelle.
L’intelligence émotionnelle est l’atout qui fait qu’un non diplômé emploie dans son entreprise des spécialistes très pointus. Deux personnes ayant fait les mêmes études, l’une grimpe les échelons de la réussite alors que l’autre traîne par manque d’intelligence émotionnelle. Enfin, c’est grâce à elle que nous avons des milliardaires qui n’ont même pas pu accéder au collège, et ceci, quelque soit leur nationalité. Nous les appelons au Maroc : Moul’ Chekkara
L’intelligence logico-mathématique est la capacité de manipuler les chiffres, de jongler avec des notions abstraites, d’analyser, etc. Quant à l’intelligence linguistique, c’est la capacité à jouer avec les mots, à les utiliser correctement, à connaître leur orthographe, à être capable de rédiger des textes, etc. Et enfin, l’intelligence émotionnelle, selon Daniel Goleman, est la capacité à :
Comprendre ses émotions
Gérer ses émotions
S’auto-motiver
Reconnaître et comprendre les émotions des autres
Gérer les relations avec les autres en gérant leurs émotions
Ci-dessus une explication de ces 5 éléments tel que je les comprend :
1- Comprendre ses émotions
C’est lorsque je sais ce qui se passe en moi. Tout le monde reconnaît ses émotions mais pas tout le monde les comprend. Le fait de savoir que je suis en colère est différent du fait que je sache que cette colère n’est qu’une preuve que je ne supporte pas ce qui est entrain de se passer. Les émotions ne sont qu’une réponse à un stimulus. Par conséquent, nous avons tendance à confondre l’émotion et ce qui l’a produit.
Nous nous concentrons trop sur ce que va nous arriver sous l’emprise d’une telle ou telle émotion ; notre réaction. Je suis en colère, donc je hurle. Je suis content, donc je saute. Nous nous laissons emporter. Ceci dit, nous passons à coté de ceci : je suis en colère veut dire que la situation à laquelle je fais face doit être changée. Je suis content veut dire que ce qui vient de se produire correspond ou dépasse mes attentes. Ainsi, la question à se poser est en fait : que puis-je faire face à ce qui me met en colère ? Que puis-je faire pour perpétuer ce que me rend content ? Bref, comment puis-je agir et non pas réagir ?
Etre intelligent émotionnellement permet aussi de reconnaître les signes avant-coureurs de nos différentes émotions. Il s’agit de savoir qu’une telle situation, ou que dans pareils cas, je vais stresser, être anxieux ou avoir peur.
Comprendre nos émotions veut dire aussi que nous les acceptons. Nous admettons la peur, l’angoisse, la crainte, l’enthousiasme ou la colère comme des états naturels. Nous ne les considérons pas comme des défauts, des faiblesses ou des moments de perturbation. Nous devenons ainsi parfaitement compréhensifs vis-à-vis de nous-mêmes. Nous tolérons leurs apparitions sans pour autant se permettre de ne pas maîtriser notre réponse. Nous allons jusqu’à les considérer comme des sources de force et d’énergie. La peur augmente la vigilance, l’anxiété stimule la réflexion, l’enthousiasme donne de l’énergie, la colère donne de la force, etc.
2 - Gérer ses émotions
Nous ne pouvons gérer nos émotions qu’une fois nous les saisissions et que nous les comprenions. Cela nous permet de les accepter et donc de les gérer. Lorsque nos émotions surgissent nous pouvons, tout de même, prendre la situation en main. Sous l’emprise de n’importe quelle émotion, nous demeurons aptes à prendre des décisions. Nous agissons sagement tout en se laissant conduire par la force de l’émotion. C’est comme un voilier poussé par le vent mais dont nous pouvons toujours décider de la direction.
Peu de personnes acceptent l’idée qu’ils peuvent se prendre en main sous l’emprise de la colère ou de la peur par exemple. Ces personnes semblent oublier que l’une des caractéristiques qui distingue les êtres humains est effectivement leur capacité à contrôler leurs réactions. Entre chaque stimulus que nous pouvons subir et notre réaction, il y a un espace où l’on peut réfléchir et décider. Quelque soit la situation, nous avons le pouvoir de prendre le recul et de décider de notre façon de réagir, autrement dit ; d’agir.
Il est commun de penser que les leaders et les gens qui réussissent en général arrivent à prendre des décisions importantes durant des moments difficiles. On dit aussi que ce sont des personnes qui se maîtrisent et qui se laissent rarement emporter. Et même lorsque cela arrive, ils le font par choix. Ils sont émotionnellement intelligents.
3- S’auto-motiver
Personne ne peut rester tout le temps motivé et dans toutes les circonstances. Ceux qui relèvent de grands défis et qui réussissent dans la vie ont la caractéristique d’être plus souvent motivés. Ils arrivent à motiver les autres pour ensuite collaborer avec eux. A l’inverse, d’autres ne s’en sortent pas trop face à la démotivation. Ils attendent souvent que quelque chose ou qu’une personne vient les motiver.
Ces derniers ont leur puits de motivation ailleurs alors que les premiers le gardent à l’intérieur de chez eux. Comment font-ils pour se motiver ? Encore une fois, ils acceptent d’abord la démotivation comme un état naturel, y compris toutes les émotions qui la compose. Ils ne la confondent pas avec la paresse ou le manque de compétence. Avec cet état d’esprit, il ne reste plus qu’à se motiver. Il n’y a pas de méthodes secrètes. Comme nous pouvons motiver les autres, nous pouvons nous motiver nous-mêmes. Nous utiliserons le même ton de voix, les mêmes mots en se parlons à nous-mêmes et le tour est joué.
Ce n’est pas donc étonnant de voir quelqu’un d’intelligent émotionnellement se parler face au miroir, de se crier dessus ou de se parler à haute voix. On trouve souvent que les gens exceptionnels sont fous ou bizarres. C’est justement à cause de ce genre de comportements.
4- Reconnaître et comprendre les émotions des autres
Une fois je reconnais et je comprends mes émotions, faire de même avec les autres n’est plus une tâche difficile. Les termes que nous désignons pour illustrer cette compréhension sont la sympathie et l’empathie.
La sympathie est la capacité de comprendre ce que vie ou ressent la personne sans pour autant le vivre soit même. Nous recherchons dans notre mémoire une expérience pareillement vécue. Nous saisissons les contraintes ou les effets qu’impose l’état émotionnel de la personne sur sa façon de réfléchir ou d’agir. La sympathie nous permet d’avoir une communication efficace et fructueuse avec les autres. Nous devenons capables de saisir leurs réactions voire même de les orienter.
L’empathie est la faculté de pouvoir vivre et ressentir les émotions de la personne en face. Ceci, sans perdre le recul face à nos propres émotions. Nous sommes capables de se mettre à la place des autres en abandonnant, temporairement, notre propre état émotionnel. Nous sommes donc attentifs et profondément compréhensifs. C’est une force que chacun de nous possède et peut développer.
5- Gérer les relations avec les autres en gérant leurs émotions
Encore une fois, je reconnais et je comprends les émotions de la personne en face. Je sais que je suis maître de moi-même. Je peux donc dans n’importe quelle circonstance choisir la meilleure attitude et le bon comportement à adopter face à l’autre. Je le fais selon ce que je reconnais par rapport à ses émotions. C’est ce qui nous permet de nous adapter avec n’importe quel type de personnalité. Nous devenons donc capables de travailler avec les autres ou de collaborer avec eux. Bref, nous devenons de très bons communicateurs.
Gérer les émotions des autres passe par une communication pertinente. C’est à travers notre apparence, notre façon de parler et les mots que nous utilisons que nous pouvons créer un impact. Ce dernier est simplement l’influence que nous pouvons exercer sur les émotions des autres. Nous pouvons ainsi faire surgir la joie, la tristesse, la colère ou l’enthousiasme chez notre interlocuteur. Certains le font de façon innée alors que tout le monde peut l’apprendre. Nous sommes tous aptes à merveilleusement communiquer.
Pour résumer, nous pouvons dire que l’intelligence émotionnelle est la capacité de se mener soi-même et de manager les autres. Il s’agit donc d’avoir un leadership personnel avec un management de soi pour ensuite être capable de mener et gérer les autres.
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[…] a pas de différence entre perdre notre travail et que l’entreprise nous perde. Mais émotionnellement, l’écart est énorme. Chaque perception engendre un état émotionnel différent. En […]
Votre article me rappelle des articles d’un super site de psychologie humaniste @ http://redpsy.com/infopsy/#titres .
Ce site traite en partie de la gestion de nos émotions, pour résoudre des conflits psychologique interne - ou comment faire de tel sorte que nos émotions soient un matériel pour nous construire tous les jours, sans frustrations ni refoulement - pour cela , il faut bien les ressentir , via sûrement notre intelligence émotionnelle, mais c’est le même principe. Ils existent des techniques autres comme le Yoga ou la Sophrologie pour mieux ressentir notre corps et notre conscience.
Il existe des situations où nos sensations ne nous trompent pas, si on peur, c’est le signe qu’il y a un danger quelque part, si on est impatient, cela veut dire que vous savez très que ce que vous faites actuellement ne vous servira à rien, ou si vous êtes triste , cela traduit un manque à combler. etc …
Bref , personnellement lire les articles de http://redpsy.com/infopsy/#titres m’a beaucoup apporter, mon texte préféré, c’est ” Je ne suis aps ton père ”
qui traite des transferts et de leurs résolutions en générale.
Sinon pour moi même, les gens me décrivent comme assez spontané, je ne triche pas avec les autres, et je ne triche jamais avec personne, j’aime bien me regarder droit dans le blanc de l’oeil tous les matins. Snif !
J’aime pas le mensonges et sinon, je suis assez sensible en générale, je suis très émotif en bien , j’arrive facilement à me contrôler , mais je comprends en partie la psychologie en générale autrui et des mes proches et camrades - et je comprends aussi ce que pensent les autres , même si souvent je fais de mauvaises interprétations.
Il est important pour tous d’avoir une interprétation des choses autour de nous, fausses ou inexactes, avoir une image des choses autour de soi, n’est qu’un plus, des fois on se trompe certes, mais vaut mieux avoir une interprétation faussée que plus rien du tout .
C’est mon avis, je dis cela après avoir lu le livre de Freud : ” L’interprétation des rêves “.
Où Freud nous dis que le plus important, chez ses patients , c’est qu’ils puissent en parler de leur rêves avec leurs mots à eux, leurs symboliques à eux , ” sans SEXUALISATION Psychanalytique apprarente ” - même si Freud sait très vrai que ses patients peuvent modifier leurs propos, mais c’est l’intention et le symbolique qui prime avant tout .
Après avoir lu votre article sur l’intelligence émotionnel, je me déculpabilise d’avoir de mauvaises notes en maths au lycée tout comme maintenant. Ou je suis toujours aussi nul
.
Mais c’est vrai qu’au niveau des idées et au niveau idéel , je suis très fort à concevoir , développer des modèles en général avec des théories qui etayent ces théories, ( c’est devenu comme un jeux de créer des théories personnelles sur la vie en générale ) - comme la théorie du “naturel” qui est :
-”Ceux que tu fais est avant tout naturel, donc tu le fais” .
-ou “Parce que c’est d’abord naturel alors que tu le fais après”.
Ca reviens à dire que dans la vie, on est libre de choisir la première ou la deuxième théorie pour agir comme on le veut ! bref on est libre de faire et d’agir de façon spontané et voulu par soi meme sur notre vie.
Mais je resterais créatifs et spontané pour encore pas mal de temps !
.
merci pour ce texte, qui est vecteur de beaucoup de sens .
@+ Keny !
===<>==
Mr faysal, merci pour ces informations, j’éspere savoir plus sur ce genre d’intélligence et aussi les 6 autres dont vous avez parlez, est ce que vous pouvez m’indiquer quelques références pour améliorer mes conaissances?
merci
merci
[…] Qu’est Ce Que l’Intelligence Emotionnelle ? […]